Quelle monture choisir pour votre télescope ?
Comprendre le rôle d’une monture dans un télescope
Imaginez un instant que vous voulez photographier un oiseau en vol : vous ne tenez pas l’appareil à main nue — vous utilisez un trépied fluide pour suivre le sujet. En astronomie, la monture remplit ce rôle : elle supporte le télescope, permet de le pointer finement, et maintient le suivi des objets célestes.
Sans une monture adaptée, vous allez passer du temps à recadrer votre cible ou à compenser les mouvements — ce qui devient frustrant rapidement, surtout à fort grossissement. Une bonne monture combine stabilité, précision et compatibilité avec votre usage (observation visuelle ou astrophotographie).
Monture azimutale ou équatoriale — quelle différence ?
Monture azimutale (AZ)
La monture azimutale se compose de deux axes simples : azimut (gauche-droite) et altitude (haut-bas). C’est intuitif — vous déplacez le tube dans la direction désirée.
- Avantages : installation facile, pas de réglage initial compliqué, légèreté.
- Inconvénients : pour suivre un astre, il faut ajuster les deux axes simultanément (rapidement nécessaire à fort grossissement). Elle n’est pas idéale pour de longues poses en astrophotographie. (Wikipédia)
Monture équatoriale (EQ)
La monture équatoriale est conçue pour compenser le mouvement apparent des étoiles à cause de la rotation terrestre. Une fois la monture bien alignée (mise en station), on peut suivre un astre en n’ajustant qu’un seul axe (l’axe horaire) — ce qui simplifie grandement la trajectoire de suivi.
- Avantages : suivi efficace, indispensable pour l’astrophotographie à longues poses.
- Inconvénients : mise en station nécessaire, plus de pièces mécaniques (contrepoids, réglages), coût et poids supplémentaires.
Les différents types de montures disponibles
Monture équatoriale
C’est la reine de la précision 🌌. Grâce à son axe polaire aligné sur la rotation terrestre, la monture équatoriale permet un suivi fluide et régulier des objets célestes.
Pour la photographie du ciel profond (nébuleuses, galaxies), elle devient incontournable : les étoiles restent nettes même pendant plusieurs minutes d’exposition.
👉 Pour qui ? Les amateurs d’astrophotographie ou ceux qui veulent suivre un astre sans le perdre du champ.
Astuce : même une petite monture équatoriale bien équilibrée vaut mieux qu’un modèle surdimensionné mal réglé.
Monture azimutale
C’est le modèle de prédilection pour démarrer simplement. Vous bougez le tube comme un bras de caméra : haut, bas, gauche, droite. Idéal pour l’observation visuelle de la Lune, de Jupiter ou de Saturne.
Son grand avantage ? L’intuitivité. Pas besoin d’apprentissage complexe : en quelques minutes, vous observez.
👉 Pour qui ? Les curieux qui veulent découvrir le ciel sans se soucier de réglages.
Monture GoTo et monture motorisée
La technologie au service du confort 🔭
Une monture motorisée ou GoTo se pilote via une raquette ou une application. Entrez “Mars”, et la monture la pointe automatiquement. Certaines utilisent même le Wi-Fi pour se synchroniser avec le ciel réel.
👉 Pour qui ? Les observateurs réguliers, les astrophotographes, ou ceux qui veulent passer plus de temps à admirer qu’à chercher.
Ces montures exigent souvent une calibration (mise en station GoTo) mais offrent un suivi parfait — idéal pour la photo ou les longues sessions d’observation.
Montures compactes pour appareil photo
Saviez-vous qu’il existe des mini-montures pour reflex et hybrides ? Ces “star trackers” pèsent à peine quelques kilos et se fixent sur un trépied photo classique.
Elles permettent de réaliser de magnifiques filés d’étoiles ou des images du ciel profond avec un simple boîtier.
👉 Pour qui ? Les photographes de voyage ou ceux qui veulent débuter l’astrophotographie légère.
Comment bien choisir sa monture de télescope
Les critères essentiels à considérer
1. La charge admissible
Une monture doit toujours supporter au moins 1,5 × le poids total du tube et de ses accessoires. Sinon, les vibrations ruinent la stabilité.
2. Le type d’observation
- Observation planétaire ou lunaire → monture azimutale simple
- Ciel profond ou astrophotographie → monture équatoriale motorisée
- Polyvalence totale → monture GoTo ou équatoriale informatisée
3. Le niveau d’expérience
Si vous débutez, optez pour la simplicité et l’ergonomie. Une monture azimutale ou GoTo intuitive vous évitera bien des découragements.
4. Le budget et l’évolutivité
Une bonne monture vit longtemps. Mieux vaut investir dans une base solide que de changer tout votre matériel au bout d’un an.
Erreurs fréquentes à éviter
- Sous-estimer la charge totale : oculaires, chercheur, appareil photo… tout compte.
- Négliger le trépied : une monture stable sur un trépied faible, c’est un château de cartes.
- Croire qu’une monture “automatique” fait tout : le GoTo facilite la vie, mais une mauvaise mise en station reste un problème.
Foire aux questions sur les montures de télescope
Les montures de télescope sont-elles universelles ?
Pas toujours. Chaque monture a un système de fixation (queue d’aronde, vis ¼ ») et une limite de charge spécifique. Vérifiez la compatibilité avec votre tube optique avant tout achat.
Quelle monture pour voir les planètes ?
Une monture azimutale suffit pour l’observation visuelle : Jupiter, Saturne, la Lune. Mais si vous souhaitez suivre leurs mouvements longtemps ou les photographier, une équatoriale motorisée offrira un confort supérieur.
Quelle monture pour l’astrophotographie ?
Pour photographier le ciel profond, une monture équatoriale motorisée ou GoTo est indispensable. C’est elle qui compense la rotation terrestre pendant les longues poses et maintient les étoiles parfaitement fixes sur le capteur.

