Seestar S30 vs S50 : le comparatif complet

ZWO (Zhong Yi Optical) est un fabricant chinois reconnu dans le domaine de l’astrophotographie. En 2023, la marque a lancé une gamme révolutionnaire de télescopes intelligents tout-en-un : les Seestar. Ces appareils combinent optique, caméra, monture GoTo, traitement d’image et pilotage smartphone dans un boîtier compact.

Le Seestar S50, sorti en premier, s’est rapidement imposé comme un best-seller. Fin 2024, ZWO a complété la gamme avec le Seestar S30, un modèle plus compact et accessible. Les deux télescopes appartiennent à la même famille mais répondent à des besoins différents. Le S30 privilégie l’ultra-portabilité et le prix réduit. Le S50 offre de meilleures performances optiques et une gestion avancée de la pollution lumineuse. L’écart de prix soulève une question légitime : lequel choisir selon votre profil ?

Pour vous faire gagner du temps, j’ai compilé le consensus de la communauté dans cet article honnête et détaillé. Vous découvrirez ici lequel de ces deux télescopes intelligents mérite réellement votre investissement selon vos besoins spécifiques et les retours d’expérience vérifiés.

Pour comparer les prix et disponibilités : consultez le Seestar S30 et le Seestar S50 sur Astroshop.

Seestar S30 vs S50 : le tableau comparatif des spécifications

Pour bien saisir les nuances de ce comparatif Seestar S30 S50, il faut d’abord poser les bases techniques : voici les chiffres qui séparent ces deux télescopes.

Ce tableau synthétise l’ADN technique de nos deux concurrents et permet de visualiser immédiatement les compromis choisis par ZWO. Comprendre ces spécifications est indispensable, car ces données brutes dictent les limites physiques de chaque appareil avant même votre première sortie sous les étoiles.

Caractéristique Seestar S30 Seestar S50
Ouverture 30 mm 50 mm (Triplet Apo)
Longueur focale 150 mm 250 mm
Rapport focal f/5 f/5
Capteur Sony IMX662 (Starvis 2) Sony IMX462
Résolution 1920 x 1080 (2 Mpx) 1920 x 1080 (2 Mpx)
Champ de vision (FoV) 1.2° x 2.13° (Tele) 0.7° x 1.3°
Filtres intégrés IR Cut, Dark, Anti-pollution (Générique) Roue à filtres (IR Cut, Dark, Duo-band OIII/Hα)
Stockage interne 64 Go 64 Go
Poids 1.65 kg 2.5 kg
Autonomie batterie ~6 heures ~6 heures

Le constat est immédiat à la lecture de ces lignes : le Seestar S50 impose sa loi avec une plus grande ouverture de 50 mm et une gestion des filtres bien plus avancée (Duo-band). C’est purement mathématique : il collecte plus de lumière, ce qui reste le nerf de la guerre en astronomie.

Pourtant, le S30 tire son épingle du jeu avec un capteur plus récent (IMX662) et un poids plume de 1,65 kg. Si l’optique est plus modeste, l’électronique plus moderne tente de compenser l’écart, tout en offrant une portabilité supérieure.

Ces chiffres sont notre point de départ ; voyons maintenant comment ils se traduisent concrètement en qualité d’image et en expérience d’utilisation pour vous.

Au-delà des chiffres : ce que les différences techniques changent pour vous

Pour compléter, voyons comment les seestar S30 et S50 impactent concrètement la qualité de vos soirées d’observation.

L’ouverture : 30 mm contre 50 mm

Imaginez l’ouverture d’un télescope comme la pupille de votre œil. Dans l’obscurité, elle se dilate au maximum pour capter le moindre photon disponible ; plus ce diamètre est grand, plus l’instrument collecte de lumière, exactement comme notre vision nocturne.

Ici, la mathématique est implacable et joue en faveur du grand frère. Le Seestar S50, avec ses 50 mm de diamètre, collecte presque trois fois plus de lumière que le S30 et ses modestes 30 mm.

Cette luminosité supplémentaire se traduit par un bénéfice immédiat : des images nettement plus lumineuses et plus détaillées sur les objets du ciel profond comme les nébuleuses ou les galaxies. Les couleurs, souvent difficiles à saisir, ressortent avec beaucoup plus de vigueur.

Notez que pour la Lune ou les planètes très lumineuses, la différence est moins flagrante à l’écran. Cependant, le S50 offrira tout de même une image plus piquée et plus nette.

Le champ de vision : le grand angle du S30 face au « zoom » du S50

Pour comprendre cette différence, pensez à la photographie classique. C’est exactement comme comparer un objectif grand-angle (le S30) à un téléobjectif modéré (le S50) : l’un embrasse la scène, l’autre la rapproche.

Le champ plus large du S30 devient un atout stratégique pour certains objets immenses. Il permet de cadrer en entier de très vastes cibles comme la galaxie d’Andromède (M31) ou l’amas des Pléiades (M45) sans avoir à réaliser de mosaïque complexe.

À l’inverse, le S50 possède un champ plus étroit qui va naturellement « zoomer » sur le cœur des objets. C’est la configuration idéale pour aller chercher des cibles plus petites et compactes dans le ciel.

Prenons un exemple parlant : avec le S30, vous verrez Andromède et ses galaxies satellites dans le même cadre. Avec le S50, vous vous concentrerez sur le bulbe central avec bien plus de détails.

Le choix dépend donc essentiellement de vos cibles favorites. Le S30 est parfait pour les vastes « paysages » célestes, tandis que le S50 excelle pour les « portraits » d’objets précis.

Seestar S50 astrophotographie
Photographie d’une galaxie lointaine par le Seestar S50 – Source : ZWO website
Seestar S50 photographie de la Lune lune
Photographie de la Lune par le Seestar S50 – Source : ZWO website

La gestion de la pollution lumineuse : l’atout maître du S50

Si vous habitez en ville ou en banlieue, la pollution lumineuse est votre pire ennemi. Elle noie les objets célestes dans un fond de ciel orangé, rendant l’observation parfois décevante.

Les filtres agissent alors comme des lunettes de soleil très sélectives. Ils bloquent artificiellement la lumière des lampadaires urbains tout en laissant passer précieusement la lumière émise par les nébuleuses et les gaz.

C’est ici que le Seestar S50 prend une avance considérable sur son petit frère. Sa roue à filtres intégrée avec un filtre « duo-band » (OIII/H-alpha) est un avantage décisif pour l’astronome urbain.

Ce filtre transforme littéralement l’expérience depuis un ciel pollué. Il fait apparaître à l’écran des nébuleuses qui resteraient invisibles à l’œil nu et même indétectables avec le S30 standard.

Le S30, équipé d’un simple filtre IR-cut, est beaucoup plus vulnérable à la pollution lumineuse. Il donnera le meilleur de lui-même uniquement sous un ciel de campagne bien noir.

Profil par profil : quel Seestar est réellement fait pour vous ?

Alors, concrètement, lequel choisir ? Tout dépend de vous.

Pour le débutant absolu ou un cadeau : le Seestar S30, la porte d’entrée idéale

Vous cherchez peut-être votre tout premier instrument d’observation, ou alors vous avez un budget serré à respecter pour un cadeau de Noël. Si votre objectif est d’offrir une initiation à l’astronomie à un enfant curieux ou à un débutant complet sans prendre trop de risques financiers, ce profil vous correspond.

Dans ce cas de figure, le Seestar S30 est le choix le plus logique et rationnel. Il offre toute la magie de l’astrophotographie automatisée, pointage, suivi, empilement en direct à un tarif bien plus accessible que son grand frère. Sa simplicité d’utilisation est son atout majeur : on le pose, on lance l’application, et l’observation commence.

N’oublions pas sa portabilité exceptionnelle, un critère souvent sous-estimé par les néophytes. Avec son trépied en aluminium et son format réduit, son poids plume en fait le compagnon parfait pour les vacances en famille ou les sorties improvisées sous un ciel de campagne.

Soyons toutefois honnêtes sur les attentes : avec 30mm d’ouverture, les images seront moins détaillées que celles du S50, surtout si vous observez depuis un centre-ville pollué. Mais la découverte, elle, sera bien au rendez-vous.

C’est l’outil parfait pour confirmer une passion naissante sans se ruiner. Il donne un avant-goût spectaculaire de ce que le ciel a à offrir, suffisant pour accrocher un débutant. Pour vérifier la disponibilité, vous pouvez consulter le Seestar S30 sur Astroshop.

Pour l’amateur qui veut des images de qualité : le Seestar S50, un vrai bond en avant

Si vous êtes prêt à investir un peu plus pour obtenir des résultats probants, ou si vous habitez en zone péri-urbaine, votre profil est différent. L’astrophotographie vous intéresse sérieusement et vous voulez éviter la frustration d’un matériel trop limité dès les premières sorties.

Ici, le Seestar S50 est sans hésitation le meilleur choix pour un comparatif seestar s30 s50 réussi. L’écart de prix est largement justifié par le gain significatif en performance brute. D’après les retours de la communauté, la différence de qualité d’image est immédiatement visible, notamment sur la netteté des détails.

L’argument massue reste la combinaison de la plus grande ouverture et de la roue à filtres intégrée. C’est précisément ce duo technique qui vous permettra de faire des images impressionnantes de nébuleuses, même avec de la pollution lumineuse ambiante.

Il ouvre la porte à un plus grand nombre d’objets du ciel profond, comme certaines galaxies plus ténues, qui seraient trop faibles ou invisibles pour le capteur du S30.

C’est un investissement plus durable dans le temps. Les retours d’utilisateurs sur les forums montrent clairement que la frustration arrive moins vite avec ce modèle et que le potentiel évolutif de l’appareil est plus grand. Retrouvez le Seestar S50 sur Astroshop.

Ce qu’en disent les utilisateurs : retours croisés des forums

Au-delà de la fiche technique brute, l’expérience vécue par la communauté sur le terrain est souvent bien plus riche d’enseignements pour faire le bon choix.

Pour vous donner une vision juste, j’ai synthétisé des dizaines de pages de discussions sur les groupes officiels et les forums spécialisés comme Webastro.

Un point rassemble tout le monde, du débutant complet à l’amateur curieux : la simplicité d’utilisation déconcertante. Les retours sont unanimes sur la rapidité de mise en route. On pose l’appareil, on l’allume, et il s’occupe du reste. C’est la promesse tenue qui rassure beaucoup d’acheteurs.

Concernant le S30, il est clairement perçu comme un formidable outil d’initiation familiale. Beaucoup de parents l’ayant offert à leurs enfants partagent leur émerveillement face à la facilité d’accès au ciel. La principale critique relevée concerne sa sensibilité à la pollution lumineuse : avec son ouverture modeste, il peine un peu plus en centre-ville.

Pour le S50, le consensus est différent : le gain en qualité d’image est réel et visible. Les utilisateurs partagent des photos de nébuleuses bien plus contrastées et riches. Le filtre intégré est systématiquement cité comme son atout majeur pour faire ressortir les détails des objets du ciel profond.

Quelques critiques techniques reviennent toutefois. L’application mobile, bien que très intuitive, connaît parfois des bugs mineurs. J’ai par exemple vu passer un souci spécifique sur le réglage du niveau (« adjust level »), qui a heureusement été corrigé par une mise à jour bêta du support ZWO.

Enfin, un conseil récurrent des utilisateurs expérimentés pour clore ce tour d’horizon : quel que soit le modèle choisi, ne négligez pas votre environnement. S’éloigner des lumières de la ville reste le meilleur « accessoire » pour tirer le maximum de ces télescopes intelligents.

En somme, le choix se résume à vos priorités. D’après les retours analysés, le Seestar S30 est la porte d’entrée idéale pour s’initier à petit prix. Cependant, si votre budget le permet, le Seestar S50 offre une qualité d’image nettement supérieure grâce à son ouverture et ses filtres, essentielle pour contrer la pollution lumineuse urbaine.

Le Seestar S50 est-il globalement meilleur que le S30 ?

Sur le plan purement optique, le consensus technique est clair : le Seestar S50 l’emporte grâce à son ouverture de 50 mm, qui collecte près de trois fois plus de lumière que les 30 mm du S30. Cette différence, couplée à sa roue à filtres intégrée (notamment le filtre anti-pollution lumineuse), lui permet de révéler des détails sur les nébuleuses et galaxies inaccessibles au S30.

Le Seestar S30 est-il un bon choix pour débuter ?

Absolument. D’après les retours de nombreux parents et novices sur les forums spécialisés, le S30 est souvent cité comme la porte d’entrée idéale. Son tarif plus accessible et sa simplicité d’utilisation (on pose, on connecte, on observe) permettent de s’initier à l’astronomie assistée sans la complexité technique des instruments traditionnels.

Quel grossissement offre le Seestar S50 ?

En imagerie numérique, on raisonne davantage en termes de longueur focale et de champ de vision qu’en « grossissement » fixe. Le Seestar S50 dispose d’une focale de 250 mm. Pour vous donner une idée concrète, cela équivaut à un puissant téléobjectif qui cadre une zone du ciel d’environ 1.3° x 0.7°.

Peut-on observer les planètes avec le Seestar S50 ?

Oui, le Seestar S50 permet de pointer et d’observer les planètes principales comme Jupiter, Saturne ou Mars. Grâce à sa focale de 250 mm, il offre un résultat correct pour un instrument de cette taille, permettant de distinguer les anneaux de Saturne ou les bandes nuageuses principales de Jupiter.

Le Seestar S30 permet-il de voir les planètes ?

Le Seestar S30 peut pointer les planètes, mais ce n’est pas son terrain de jeu favori. Avec sa focale courte de 150 mm, Jupiter et Saturne apparaîtront très petites, comme de « grosses étoiles » brillantes entourées de leurs lunes pour Jupiter, ou avec une forme ovale pour Saturne.

Quelle est la résolution d’image du Seestar S30 ?

Le Seestar S30 standard utilise le capteur Sony IMX462 avec une résolution de 1920 x 1080 pixels (2 Mégapixels). C’est une définition Full HD parfaitement adaptée pour un affichage sur smartphone ou tablette, qui est le support de visionnage principal de ces appareils.

Qu’est-ce que le Seestar S50 exactement ?

Le Seestar S50 est un « télescope intelligent » (smart telescope) tout-en-un. Contrairement à un télescope classique où vous regardez dans un oculaire, le S50 capture des images, les empile en temps réel pour réduire le bruit et les envoie directement sur votre smartphone via Wi-Fi.

Le Seestar S30 est-il résistant à l’eau ?

Non, et c’est un point de vigilance crucial. Comme la grande majorité des instruments astronomiques et optiques de précision, le Seestar S30 (tout comme le S50) n’est pas étanche. Il contient de l’électronique sensible qui craint l’humidité.

Le Seestar S30 fonctionne-t-il avec un smartphone ?

C’est même obligatoire. Le Seestar S30 est dépourvu d’oculaire optique traditionnel. Il se pilote intégralement via l’application mobile gratuite de ZWO (disponible sur iOS et Android).
Sébastien Derenes
Sébastien Derenes

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